Bilans et leçons de notre Année Lumière – Deuxième Partie

Ella, Sri Lanka

C’est maintenant la fin d’une année très spéciale. En passant à travers les photos et vidéos accumulées, on ne peut que constater le chemin parcouru, à la fois en kilomètres et en réflexions.

Machu Picchu, Pérou

On n’avait pas acheté de billets « Tour du monde » avant de partir, et on a été très content de notre choix. Ça nous a pris un peu plus de travail en cours de route pour faire des recherches et planifier nos prochaines étapes de voyage, mais on a vraiment apprécié la liberté et la flexibilité qui en découlait. Difficile de savoir d’avance ce qui va nous tenter ou nous fatiguer. En cours de route on a fait plusieurs changements à l’itinéraire de départ, pour nous permettre de reprendre nos énergies ou raviver la flamme de la découverte. Le fait de ne pas avoir réservé d’avance nous a permis, entre autres, de nous installer quelques semaines de plus en Thaïlande, et quelques semaines de moins en Argentine, de découvrir l’Australie, un de mes coups de coeur, et de revenir au Québec deux semaines plus tôt que prévu pour y profiter de l’été et revoir les amis, à la demande des enfants. En échange, c’est sûr qu’on a passé pas mal de temps à faire des recherches sur Skyscanner, Airbnb et autres Booking.com. On est rendu pas mal bon d’ailleurs pour dénicher des aubaines, et on sait comment lire entre les lignes dans les commentaires des autres usagers!

Au fil des mois, on a développé notre propre façon de voyager. En demeurant plus longtemps à un même endroit, on se rend compte combien faire le tour des musées et attractions ne donne pas un bon aperçu de ce qu’est réellement un pays. C’est sûr que quand on n’a qu’une semaine ou deux de vacances, c’est difficile d’y échapper, mais comme on avait la chance de pouvoir prendre notre temps, on a vraiment apprécié découvrir l’ambiance locale, la façon de vivre des locaux, les coins derrières les pancartes touristiques. C’est le courant qui s’appelle le « Slow travel », et on y adhère complètement. En voyageant pendant pratiquement 10 mois, en fait, on n’a pas vraiment le choix, car on se fatigue vite à enchaîner déplacements et visites, sans parler de l’énergie nécessaire pour s’adapter à chaque nouvelle culture/ mode de fonctionnement.

Venise, Italie

Cette adaptation nous a permis à tous de développer notre débrouillardise. Entre comprendre le système de trains pour se rendre à Tokyo, demander en espagnol rudimentaire qu’on nous change de chambre, et ne pas se faire écraser en traversant la rue à Jaipur, on a dû faire toutes sortes de pirouettes! On le constate en particulier chez les enfants. Par exemple, Greg est maintenant le champion pour obtenir le mot de passe du wifi n’importe où, dans n’importe quelle langue. Quant à Nina, alors que ce n’était pas facile au début du voyage, elle va maintenant commander et payer sa crème glacée au chocolat toute seule sans problème!

Un autre changement que l’on constate chez les enfants, très évident celui-là, c’est qu’ils sont maintenant parfaitement bilingues. Ils parlaient un peu anglais avant, thanks to daddy, mais depuis les derniers mois, les conversations familiales se déroulent pratiquement toutes en anglais, et ils se parlent entre eux dans cette langue. Ils rêvent même en anglais, comme on a pu le constater puisque Greg a tendance à parler dans son sommeil! Nina s’inquiète parfois de ne pas se souvenir comment faire des présentations orales en français quand elle retournera à l’école.  🙂

Brisbane, Australie

Un dernier point qui nous a amené beaucoup de discussions pendant le voyage est le niveau environnemental. On avait déjà une certaine conscience écolo avant le départ, mais de voir les déchets et la pollution défigurer des paysages autrement paradisiaques, ça donne froid dans le dos. On constate aussi combien on a tendance au gaspillage… On a décidé de faire plus attention à notre consommation. Ma devise sera, plus que jamais, de se procurer un seul objet de qualité plutôt qu’une multitude de copies pas chères (qui ne valent pas cher non plus). Ça peut sembler évident, mais quand on n’a qu’une seule valise, paire de sandales, ou écouteurs, vaut mieux investir dans du bon et ne pas avoir à en racheter à chaque deux pays (histoires vécues…).

Cape Point, Afrique du Sud

À venir encore sur le blogue: nos coups de coeur, les bilans des enfants, et un dernier vidéo de Gregory et Nina, qui fera le tour de notre Année Lumière.